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Par Johnnyguitar le 21/10/2005
FX Story : le Delay
Discographie sélective

Elvis Presley : Sur "Blues Suede Shoes", le solo de guitare présente un écho slapback du plus bel effet, écho qui sera présent aussi sur la voix du king dans la plupart de ses enregistrements et qui sera la marque du Rock'n'Roll des 50's puis du Rockabilly. Dans un registre plus pop'n'roll, on ne manquera pas non plus d'écouter la voix de Chris Isaak qui privilégie cette effet rétro sur la plupart de ses titres.

 

Led Zeppelin : Le break au milieu de Whole Lotta Love illustre l'utilisation d'un Echoplex dans un registre plutôt psychédélique. Sur le charley de Bonham, le delay démultiplie dans l'espace stéréo les râles, cris et feulements de Robert Plant comme les phrasés bruitistes de Page, juste avant l'arrivée d'une caisse claire qui précipite la chanson sur un solo d'anthologie…

 

Lenny Kravitz : Un delay plombe une batterie simpliste pour étoffer l'assise rythmique (une simple guitare sèche) de "Just Be a Woman" sur Are You Gonna go my Way ?. Sur le "What the fuck are we saying ?" de Mama Said en revanche, c'est le piano et la voix qui bénéficient d'un delay plus ou moins important pour flotter autour d'une batterie bien carrée.

 

 

Robert Fripp et Brian Eno : enregistré en 1970, No Pussyfooting est certainement le premier album pop où des boucles sont utilisées. Le système mis au point par Brian Eno a conduit Robert Fripp à inventer le Frippertronics quelques années plus tard.

 

Pink Floyd : Dans "Time" sur l'album Dark Side of the moon, un delay long est utilisé sur le solo de Gilmour pour lui donner de l'espace et de l'épaisseur. Vraisemblablement traité avec un delay à bandes magnétiques, le son du guitariste se trouve ainsi au premier plan, malgré un environnement relativement riche (basse, batterie, clavier, chœurs). Dans l'album The Wall, on appréciera aussi la façon dont le delay décompose la guitare rythmique en ouverture "Run Like Hell" pour préparer l'arriver de la basse, de la batterie et de la deuxième guitare rythmique. Enfin, sur le même album, on ne manquera pas d'observer l'usage qui est fait du delay sur les cocottes et petits phrasés rythmiques de "Another Brick on the Wall (Part I)" et qui tisse des entrelacs de guitare en sons clairs à partir de trois fois rien.

U2 : "I will follow" sur Boy, le premier album du groupe, comporte déjà le son de guitare rythmique caractéristique de The Edge, lequel doit beaucoup au delay. En guise de référence, on ne manquera pas non plus de jeter une oreille à l'extraordinaire intro de "Where the Streets have no Name" sur The Joshua Tree, ou comment l'usage de multiples pistes avec des delays différents (certaines sous-mixée, comme l'explique le guitariste dans le DVD Classic Album consacré au making of du disque) peuvent produire une texture sonore des plus passionnantes.